• Mathilde Natpro

Les producteurs bio de N&P : les visages de votre alimentation

L’agriculture biologique est de plus en plus présentée comme une simple technique agricole, une méthode parmi d’autres qui revendique ses propres pratiques. Or, chez Nature et Progrès, nous avons toujours opté pour une vision d’ensemble, centrée sur les femmes et les hommes à l’origine de notre alimentation. Ce que les autres détricotent, abordent filière par filière, nous le défendons dans un système global, dont l’ultime représentation est la ferme polyculture-élevage 100% bio.


Les fermes des producteurs bio de Nature et Progrès fonctionnent comme des écosystèmes, et la grande majorité des membres du label entrent dans le modèle polyculture-élevage. Mais le label regroupe des profils variés qui représentent la grande diversité – et la richesse ! – de l’agriculture et de l’alimentation bio en Wallonie. Et dans l’objectif de toutes et tous vous les présenter, tout en vous permettant de mieux comprendre en quoi chaque producteur et transformateur du label va au bout de sa démarche bio, nous avons fait le choix d’à notre tour détricoter cette communauté de près de 70 producteurs (ce terme incluant bien productrices, transformateurs et transformatrices) et vous les présentez au regard de la charte Nature et Progrès par les différentes productions qu’ils vous proposent. Pour que vous, citoyenne ou citoyen consommateur.trice éclairé.e, vous sachiez ce que vous soutenez en mettant le visage des producteurs bio de Nature & Progrès sur votre alimentation.


Les producteurs et transformateurs de Nature et Progrès sont engagés 100 % en bio et respectent en plus la charte de Nature et Progrès. Cette dernière, dans sa représentation récente, s’inspire du mandala. Au centre, les trois piliers du développement durable : l’écologie, le social et l’économique. Le deuxième cercle développe les thématiques de ces piliers, qui sont ensuite précisées en valeurs plus concrètes dans le troisième cercle. Ce sont ces valeurs qui sont discutées lors du Système Participatif de Garantie auquel participent tous les membres du label.



Les éleveurs bio de Nature & Progrès


Sans remettre en question les choix de chacun - nous ne prétendons pas détenir la vérité absolue - il est vrai que Nature et Progrès a toujours défendu la place de l’animal dans l’écosystème fermier et reste convaincue de son rôle central. Nous en parlerons ici et si vous n’êtes pas prêt.e à le lire, nous vous invitons à vous intéresser à la suite de notre dossier, car tous les producteurs et transformateurs de Nature & Progrès méritent votre attention.

Pourquoi la présence de l’animal est-elle si importante ? En bio, on nourrit le sol et non la plante, car c’est le sol à son tour qui va alimenter la plante en tout ce qui lui est nécessaire (minéraux et eau principalement). Tout cela dépend de la vie du sol. Or, la vie se crée à partir de la vie. Les animaux d’élevage, par leurs déjections, fourniront fumier et compost au sein même de la ferme. Ils apportent donc une source supplémentaire d’autonomie aux producteurs. Et l’autonomie, chez Nature et Progrès, on aime bien ça !

Mais entrons dans le vif du sujet et intéressons-nous aux éleveurs bio du label Nature et Progrès…


Tout d’abord, quelques chiffres

62 % des producteurs bio de Nature et Progrès élèvent au moins un type d’animal. Les 38% restants représentent des purs transformateurs (boulangers, brasseurs…) ou bien des maraîchers. L’animal que l’on retrouve le plus dans nos fermes est la vache, élevée par 41% de nos producteurs, principalement à finalité laitière. Puis c’est la volaille (29% des producteurs du label Nature et Progrès en possèdent), en très grande majorité pour la production d’œufs. En effet, les œufs sont un produit d’appel en bio. Suivent ensuite les élevages de moutons et de cochons, qui sont tous deux pratiqués par 21 % des producteurs. Enfin, on compte 15% de chevriers dans le label.

La plupart des éleveurs du label sont diversifiés puisque les 2/3 élèvent au moins 2 types d’animaux, et plus d’un tiers au moins 3 types (certains vont jusque 8). Ceux qui n’ont qu’une seule spéculation animale l’ont en général déjà comme source de diversification (par exemple, un maraîchers qui produit des œufs). Beaucoup de membres du label cherchent à se diversifier et projettent d’en avoir plus. Les producteurs bio de Nature et Progrès évoluent toujours plus vers la résilience et la maîtrise de leurs filières !


A la Ferme de Stée, on élève vaches, chèvres, moutons, cochons, poules… Dès que les conditions le permettent, tout ce petit monde est dehors. On peut voir ici, sur une succession de prairies, des chèvres, des moutons et des vaches.


Qu’est-ce qu’un éleveur N&P ?

La règlementation bio européenne cadre l’élevage bio avec des règles concernant la taille et l’aménagement des bâtiments d’élevage, du parcours extérieur, de l’alimentation des animaux (bio, sans OGM, etc.) et de gestion des maladies (la bio est basée sur les pratiques préventives et les médicaments ne sont là qu’en cas de besoin). Elle rappelle également des principes généraux, comme le fait que les animaux doivent être en lien avec le sol et qu’ils doivent pouvoir satisfaire à leurs besoin naturels. Concrètement, une vache doit brouter, un porc doit pouvoir fouiller le sol avec son groin, etc. Mais beaucoup de ces principes ne sont pas traduits en articles contraignants dans le texte de loi. C’est pourquoi ils sont parfois appliqués à la limite de la règlementation sur le terrain.

Chez Nature et Progrès, nous avons à cœur de faire respecter les fondements premiers du bio. Et c’est bien l’objectif de notre charte : pallier la disparition de tous ces principes, de ces valeurs, ce qui fait l’aspect qualitatif du bio mais qui ne peut pas forcément être traduit en règle quantitativement contrôlable. En élevage, concrètement, à quoi va-t-on être attentifs ?

Être producteur bio de Nature et Progrès c’est travailler dans le sens de son autonomie, être maître des choix qui vont orienter les pratiques de la ferme, mais aussi maîtriser tout ce qui entre (les intrants) et sort de la ferme (les productions). Et pour cela, quoi de mieux que de produire soit même l’alimentation de ses animaux ? C’est ce vers quoi vont tendre les éleveurs du label : l’autonomie fourragère. En faisant pâturer un maximum, on limite le besoin de faucher pour nourrir en étable et on permet à l’animal de renforcer son système immunitaire (des animaux nés en prairie de génération en génération développeront une rusticité naturelle). Que de gain de temps, d’énergie et d’argent ! Le tout en respectant les besoins naturels de l’animal ! Ce qui permet en plus de produire de la viande de qualité, l’aspect nourricier étant aussi une des valeurs du label.


Les prairies des éleveurs bio du label Nature et Progrès sont propices au développement de la biodiversité. S’ils n’y sont pas déjà présents : haies, bosquets, arbres fruitiers (comme ici à la Ferme de Jambjoule) y sont plantés. De nombreux éleveurs participent également à l'entretien de réserves naturelles.


La réflexion des éleveurs du label part de la ferme. Combien puis-je loger d’animaux dans des conditions non intensives ? Quelle surface de prairie ai-je à leur offrir ? Combien d’hectares de céréales puis-je produire ? Ce sont les réponses à ces questions qui permettent de dimensionner son troupeau tout en conservant son autonomie, et donc aussi sa résilience. Pour les herbivores (vaches, moutons, chèvres) il est totalement possible de produire les céréales et le foin nécessaires à son troupeau. Pour les monogastriques (cochons, poulets) c’est plus compliqué et la filière doit encore évoluer de ce côté. Mais par leurs pratiques inspirantes, les éleveurs du label savent limiter au stricte minimum l’achat d’aliments.

L’innovation fait partie de l’ADN des producteurs bio de Nature et Progrès, toujours à la poursuite de l’optimum de durabilité environnementale mais aussi économique. Beaucoup s’engagent dans la recherche au sein de leurs fermes pour tester, valider, améliorer des pratiques d’avenir.


 

Marc-André Hénin (Ferme d’Esclaye - Beauraing) est à la tête de la ferme familiale avec son frère et sa sœur, où ils élèvent des vaches laitières Hosltein en bio et produisent du beurre et du fromage à la ferme. Sensibles au bien-être de leurs animaux, ils ont décidé de se lancer dans un projet de recherche-action visant à tester la faisabilité et la rentabilité d’un élevage des veaux auprès de leur mère, tout en maintenant les vaches à la traite, plutôt que de séparer les veaux à la naissance et les nourrir artificiellement. Cette pratique innovante en Holstein risque d’occasionner une perte importante de production de lait, mais pourrait mettre en évidence une compensation par un impact positif indéniable sur le bien-être animal, sur l’environnement et sur la qualité de vie de l’éleveur. Afin de pallier les pertes financières le temps de la mise en place de la pratique, ils sont passés par un financement participatif et ont obtenus le soutien d’une fondation privée. Les premiers résultats sont attendus cette année et seront diffusés par Nature et Progrès.

 

Vincent Delobel (Chèvrerie de la Croix de la Grise - Tournai) a repris la chèvrerie bio familiale en 2016 et continue de tester différentes techniques pour conserver son autonomie fourragère. Le principal de l’alimentation des chèvres se fait en prairie. Pour compléter, Vincent produit du foin et cultive un mélange de céréales que les chèvres reçoivent lors de la traite. Depuis peu, afin de s’adapter aux sécheresses de plus en plus récurrentes, des bandes de mélanges de plantes à enracinement profond (donc plus résistantes aux sècheresses – légumineuses, chicorée, plantain lancéolé,) sont semées directement dans les prairies, offrant une plus grande diversité de fourrage à brouter. Des haies variées d’arbres et d’arbustes bordent les parcelles, apportant ombrage d’une part, mais aussi une diversification supplémentaire de fourrage ayant en plus des propriétés antiparasitaires. La gestion du parasitisme en chèvre pousse bon nombre d’éleveurs à traiter systématiquement leurs animaux. Pour éviter cela, Vincent pratique également un pâturage tournant extensif.

 


Les maraîchers et cultivateurs bio de Nature & Progrès


Si jusque maintenant nous avons parlé des cultures permettant de nourrir les animaux d’élevage (et donc aussi l’homme indirectement), nombre de nos producteurs cultivent également des légumes, des fruits, des céréales, des condiments… Et oui, chez Nature et Progrès il y a de quoi faire une table complète ! Apprenons à mieux connaître la vision du label Nature et Progrès pour le maraichages et les différentes cultures nourricières.


Les productions végétales en chiffres

Au sein du label Nature et Progrès, 27 producteurs pratiquent le maraichage, dont la moitié au sein d’une ferme polyculture-élevage. On dénombre une quinzaine de producteurs de pommes de terre. De plus en plus de producteurs se lancent dans la culture de céréales panifiables, et plus récemment même de céréales brassicoles. Un membre historique du label s’est même spécialisé dans les grandes cultures, et en particulier les céréales panifiables qui sont séchées, triées, moulues et vendues directement à la ferme.


Les productions végétales selon N&P

Si le label bio européen cadre les pratiques agricoles en production végétale (surtout en termes d’obligation de recours à des intrants et des semences bio, mais aussi par des listes restrictives de produits autorisés pour la gestion des maladies et ravageurs), au sein de l’association d’autres considérations viennent s’ajouter. Les producteurs bio de Nature et Progrès sont attentifs à leur terroir, leurs productions y sont adaptées et bien sûr, toujours de saison ! Ils développent en priorité des partenariats avec d’autres collègues afin de compléter leur gamme de production. Les magasins à la ferme et étals des producteurs bio de Nature et Progrès regorgent de produits de producteurs bios locaux. Certains vont même jusqu’à refuser de proposer à leur clientèle des légumes hors saison importés, même si ce n’est pas toujours facile de faire entendre qu’une tomate en janvier, ce n’est pas possible… Les maraîchers du label ont développé un savoir-faire leur permettant de produire sur des saisons de plus en plus étendues en serre naturelle, c’est-à-dire sans chauffage artificiel. Et ils sont ouverts à partager et transmettre leur expérience.

La qualité nourricière étant primordiale en production alimentaire. Les fruits et les légumes sont récoltés à maturités, les plants sont auto-produits dans la mesure du possible, les variétés sont choisies consciencieusement et on évitera les semences dites F1, même si elles restent malheureusement parfois incontournables (voir encart).


Produire ses propres plants demande de l’espace, comme ici à la Ferme de Targnon, et impose pas mal de contraintes. Mais cela permet de plus facilement choisir ses variétés, les dates de repiquage et d’avoir des plants qui, de génération en génération, s’adapte à son terroir.


 

ENCART – La problématique des variétés F1 Une « semence F1 » est obtenue par un croisement entre parents sélectionnés pour des caractéristiques précises. En les hybridant, on cherche à obtenir une plante fille qui mariera leurs caractéristiques de manière complémentaire et qui, par effet d’hétérosis, développera ces qualités de manière supérieure aux plants parents. Ces plants présentent donc des qualités fortement intéressantes et sont choisis pour leur rendement, le goût des légumes produits, leur résistance à telle maladie, etc. Et en plus, de manière homogène sur toute la génération de plants. C’est donc la panacée pour le producteur ! Quel est donc le revers de la médaille ? Et bien ces variétés appartiennent à des firmes et sont protégées. Elles ne sont pas toujours légalement reproductibles et de toute façon, elles ne donneraient pas des plants de même vigueur. Les variétés F1 participent à l’appropriation du vivant par les firmes et obligent les producteurs à les racheter chaque année. Ainsi, les plants ne s’adaptent jamais au terroir et les légumes produits sont tous les mêmes quelque soit la région pédo-climatique. Est-ce interdit d’utiliser les variétés F1 dans le cadre du label Nature et Progrès ? Ce n’est pas si simple… Si cela est fortement déconseillé, l’interdiction serait pure utopie. Pour des légumes comme les brocolis, la F1 est incontournable selon les producteurs, si on veut obtenir de la qualité tout en ayant un rendement satisfaisant. Comme tout chez Nature et Progrès, ce genre de décision se prend en concertation avec les producteurs et consommateurs. La discussion reste ouverte…

 

Si les prairies peuvent facilement être vues comme des lieux de hautes biodiversité dans l’esprit collectif, il peut en être de même des cultures ! Surtout en maraîchage où les planches cultivées peuvent faire la part belle aux plantes compagnes qui vont favoriser la présences d’auxiliaires de culture et ainsi créer un équilibre prédateurs-ravageurs. On sera également attentif dans le cadre du label à la présence de mares, de prairies fleuries, de haies, de bosquets, de zones de fauche tardive, et, le cas échéant, à la préservation d’habitats particuliers, comme les zones humides.


 

Marc et Delphine Maréchal (Les Pieds sur Terre – Bastogne) se sont lancés dans le maraîchage bio-intensif et l’élevage de poules pondeuses en poulailler mobile. Ils ont rejoint le label Nature et Progrès en 2020. La maraîchage bio-intensif tire parti de la biodiversité et s’appuie sur la nature pour améliorer les conditions de culture. Un des points d’attention est donc de créer des milieux favorables au auxiliaires de cultures. En plus des zones de prairies fleuries autour des mares, on retrouve entre les planches de culture, des bandes dédiées aux plantes mellifères.


 

Michel et Marianne Monseur (Li Cortis des Fawes - Sprimont) ont une ferme en polyculture-élevage. Ils y pratiquent le maraîchage et alimentent ainsi leur magasin. A Li cortis des fawes, il y a un élément qui joue un rôle central dans l’équilibre de la ferme, c’est la haie diversifiée. Des mots de Michel : « Ma haie, c’est une grande fierté ! Elle attire un grand nombre d’oiseaux et d’insectes auxiliaires. Il y a une zone à laquelle je n’ai pas touché depuis 30 ans ! »

 

La partie vivante la ferme se trouve également sous nos pieds, les membres du label de Nature et Progrès sont attentif à avoir un sol vivant. Car toutes cette vie qui grouille dans la terre est leur meilleur allié ! Couverture du sol, gestion de la fertilité, méthodes de travail du sol, seront autant de sujets de réflexion pour les producteurs. Certains maraîchers ont fait le choix de la traction animale et ce, pour diverses et multiples raisons : économie d’énergie fossile, meilleure respect du sol par un travail plus doux, et tout simplement par envie du contact avec l’animal ! Cela permet aussi d’avoir accès à de la matière organique directement sur la ferme, grâce aux déjections des ânes ou chevaux de trait, ce qui n’est pas négligeable.

Au niveau des grandes cultures, l’attention portera sur les variétés utilisées et les filières d’écoulement. Les producteurs de céréales panifiables, par exemple, sont souvent engagés dans la sauvegarde de blés population (mélange de variétés locales sélectionnées sur des critères de rusticité et de qualité gustative plutôt que sur les critères industriels habituels). Ils maîtrisent également la filière du grain à l’assiette en proposant leur propre farine et parfois même leur propre pain.


Les transformateurs bio de Nature et Progrès


Loin d’être de simples fournisseurs de matières premières, les producteurs bio de Nature et Progrès sont maître du devenir de leurs productions, et parfois même ils en sont acteurs en les transformant eux-même! Tout comme les transformateurs auront un lien particulier avec les producteurs des produits qu’ils utilisent.


En quelques chiffres

La transformation concerne plus de 60 % des membres du label, ce excluant les éleveurs proposant des colis de viande (nous la prendront pas en compte ici puisqu’elle a été vue lors de la présentation des éleveurs du label, qui proposent tous des colis de viande), sinon on atteint les 80 %, le reste représentant les purs maraîchers. En premier lieu, vos transformateurs pratiquent la transformation laitière (30%) et ces transformateurs sont quasiment tous aussi éleveurs des animaux dont ils transforment le lait à la ferme. Deux membres du label sont des purs fromagers. Vient ensuite la transformation céréalière (20%). Si une partie des producteurs cultive des céréales panifiables dont ils proposent la farine à leur magasin (3 producteurs ont des moulins à la ferme, d’autres la font moudre à façon), le label compte également 4 boulangerie-pâtisserie.

Au sein du label bio Nature et Progrès on retrouve également une boucherie-charcuterie, un semencier, 2 tisaniers dont 1 propose également des condiments, huiles etc. Sans oublier des transformateurs céréaliers diversifiés (farines, biscuits, muesli etc.). Les transformateurs bio de Nature et Progrès sont difficiles à ranger dans des cases car ils innovent constamment pour développer des filières 100 % wallonnes diversifiées.


A quoi est attentif un transformateur N&P ?

Un point important de la charte est l’attention particulière à la provenance des ingrédients utilisés mais aussi au lien avec ceux qui les produisent. L’idéal étant bien entendu l’autoproduction, comme c’est le cas pour la majorité qui sont producteurs-transformateurs. Les fromagers du label entretiennent des liens directs avec les éleveurs laitiers, tout comme les brasseurs participent au développement des filière d’orge brassicole bio local. C’est également le cas du boucher qui va même jusqu’à discuter avec les éleveurs des conditions d’élevage afin d’obtenir la viande de la qualité recherchée !


 

Norbert Buysse est un des co-fondateur de la Brasserie de Lesse (Eprave). Le 100 % bio, le respect de l’environnement, l’implication humaine, font partie des valeurs de ses valeurs et de celles de la Brasserie. Mais aussi la relocalisation de l’économie ! C’est pourquoi depuis le commencement de leur aventure, il y a une volonté de développer une filière d’orge brassicole bio wallon. C’est chose faite. Depuis 2019 la brasserie utilise du malt d’orge bio produite localement par un producteur avec qui ils ont développé un partenariat.

 

Lorsque Daniel Cloots (Fromagerie du Gros Chêne) a commencé à élever des chèvres en bio, on le prenait pour un hurluberlu, comme c’est souvent le cas des pionniers… Sa passion pour le fromage l’a poussé à s’y consacrer pleinement et depuis plus de 30 ans il en a fait son métier exclusif. Mais connaissant bien l’élevage, il a toujours conservé ce lien spécial avec les producteurs qui sont pour lui bien plus que des fournisseurs de lait. La fromagerie propose des fromages à base de lait cru de vache, de brebis et de chèvres, issus d’élevages wallons où le lait est directement récolté.

 

Pour garantir cette qualité, les transformateurs bio de Nature et Progrès travaillent avec des productions elles-mêmes de qualité mais aussi avec des processus de fabrication qui les respectent. Fromages au lait cru, pain à haute fermentation, cuves chauffées au feu de bois, casseroles en cuivre, cuissons lentes, séchage naturel… Tant de procédés testés et améliorés au fur et à mesure de l’acquisition de leur savoir-faire, qui font des transformateurs bio de Nature et Progrès des artisans à la pointe de votre alimentation. Ils auront également une attention particulière à l’économie d’énergie et d’eau dans les processus de fabrication.

Bien sûr, les transformateurs sont attentifs à leurs débouchés commerciaux et garde la main mise sur leurs prix. Ils sont indépendants face aux marchés mondiaux. Comme tous bon membre du label N&P, le transformateur bio de Nature et Progrès s’engagera à créer du lien avec ses consommateurs. Le circuit-court, voir même la vente directe, sont privilégiés. Dans tous les cas, des lieux de rencontres sont aménagés : participation à des marchés ou des salons – comme le Salon Valériane -, ouverture de la structure pour des visites grand public, et bien sûr, participation active au SPG. Un des maître mot de la charte Nature et Progrès est la transparence. Vos producteurs et transformateurs n’ont rien à vous cacher et établissent avec plaisir une relation de confiance mutuelle. Certains, sous forme de coopérative par exemple, inclus même le citoyen dans le fonctionnement interne de leur structure.



Evoluer avec le label N&P


Loin de nous l’idée de demander l’impossible à nos producteurs et transformateurs. Si le label Nature et Progrès peut se targuer d’un haut niveau d’exigence en termes de respect de l’environnement et du bien-être animal, il reste aussi ancré dans la réalité de terrain. La richesse du système participatif de garantie est aussi de permettre d’aborder chaque cas individuellement, consommateurs et producteurs ensemble. Ainsi, nous permettons une certaine largesse face à l’application des valeurs de la charte, du moment que celle-ci œuvre à converger vers ces valeurs. Bien sûr, il y a des incontournables. Mais concrètement, certains contextes pédoclimatiques, géographiques ou même économiques ne permettent pas aux producteurs, par exemple, une totale autonomie alimentaire pour leurs animaux, ou les pousse parfois à abandonner des pratiques, des partenariats pendant quelque temps. L’important est de toujours évoluer, de toujours chercher à atteindre cet idéal. Et quoi qu’il en soit, toujours en partenariat avec les consommateurs. Car ce sont avec eux, avec vous, que le label Nature et Progrès se construit.


Retrouvez les productrices, transformatrices, producteurs et transformateurs du label bio de Nature et Progrès près de chez vous !


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